Questions pour un laboratoire virtuel : 10 exemples à copier

Mis à jour le 2026-10-02

De bonnes questions pour un laboratoire virtuel font utiliser la simulation aux élèves, pas leur mémoire, et chaque mauvaise réponse vous apprend quelque chose. Ce guide porte sur le savoir-faire : comment formuler une question, quel type choisir, comment fixer les marges d'erreur et les réponses acceptées, comment écrire des distracteurs qui diagnostiquent les conceptions erronées, et comment formuler une prédiction. Il se termine par dix exemples prêts à copier dans plusieurs matières, chacun avec les réglages à verrouiller, la réponse exacte et une version faible à éviter. La mise en place d'une série de questions est traitée dans recueillir les réponses des élèves sans comptes.

Cinq règles de formulation

  1. Nommez le réglage et l'affichage. « Réglez V à 1,2 L. Que lit-on sur le manomètre ? » vaut mieux que « Quelle est la pression ? ». Des élèves qui travaillent seuls ne peuvent pas demander de quelle valeur vous parliez.
  2. Sachez ce que l'écran affiche. Si la réponse est affichée à l'écran, la question vérifie seulement que les élèves ont trouvé le bon affichage. C'est correct pour une première lecture. Pour faire réfléchir, demandez une comparaison, un seuil, une entrée qui donne une cible, ou une raison.
  3. Mettez l'unité et le format dans la question. « En kilomètres », « en pourcentage ». La zone de réponse affiche votre unité, mais les élèves tapent quand même ce qu'ils croient que vous avez demandé.
  4. Une seule idée par question. Quand une question en deux parties est fausse, vous ne pouvez pas savoir quelle partie a échoué.
  5. Verrouillez tout ce qui est aléatoire. Si la simulation comporte des parties aléatoires, désactivez-les, ou posez une question qui ne dépend pas du hasard.

Choisir le type selon ce que vous voulez savoir

Vous voulez savoir… Utilisez Correction
Savent-ils lire ou calculer une valeur ? Nombre, ± valeur Réponse et marge d'erreur
Savent-ils calculer en plusieurs étapes ? Nombre, ± % La marge d'erreur croît avec la réponse
Savent-ils trouver un réglage qui convient ? Nombre, intervalle Minimum et/ou maximum, chacun « inclus » ou non
Y a-t-il plus d'un nombre juste ? Nombre, liste de valeurs Jusqu'à 10 valeurs acceptées
Quelle idée ont-ils en tête ? Choix multiple 2–5 options, une correcte
Savent-ils nommer quelque chose ? Réponse courte Jusqu'à 10 réponses acceptées, * comme joker
Savent-ils expliquer ? Réponse courte Aucune réponse acceptée ; lisez-les vous-même

Les nombres sont tolérants sur le format. Les élèves peuvent taper une virgule ou un point pour les décimales, et ajouter l'unité à la fin. Les réponses courtes ignorent les majuscules et les espaces en trop, sauf si vous cochez Respecter les majuscules et minuscules.

Marges d'erreur : couvrir l'erreur honnête, rien de plus

  • Lectures : alignez-vous sur l'affichage. Si la simulation montre deux décimales, ± 1 sur le dernier chiffre suffit.
  • Valeurs calculées : utilisez un pourcentage, car les erreurs d'arrondi grandissent avec la taille de la réponse.
  • Dénombrements et positions : marge d'erreur 0.
  • Résultats aléatoires : utilisez un intervalle assez large pour les exécutions honnêtes.

Faites d'abord l'expérience vous-même. Si la simulation arrondit et que les élèves calculent, vérifiez que les deux réponses passent.

Des distracteurs qui diagnostiquent

Écrivez chaque mauvaise option à partir d'une vraie conception erronée, pour que le tableau des résultats vous dise quelle idée les élèves ont. Une option que personne ne croit, comme « dix fois plus vite », gaspille une place. Avec les questions numériques, choisissez les valeurs de façon que chaque erreur courante donne un nombre faux différent. Un groupe de mauvaises réponses identiques dans les résultats pointe alors vers une seule erreur.

Formuler les prédictions

Les questions de prédiction sont posées avant le déverrouillage de la simulation, et seules les questions à choix multiple et numériques peuvent être reposées ensuite. Formulez les prédictions pour qu'elles demandent un modèle mental, pas un fait : « Que va-t-il arriver à… si… ? » Donnez la situation de départ dans la question, car les élèves ne peuvent pas encore voir la simulation. Les prédictions ne sont jamais notées. Dites-le aux élèves, pour qu'ils écrivent ce qu'ils pensent vraiment.

Dix exemples à copier

Chaque exemple est une question sur sa propre simulation, avec des valeurs tirées du modèle de la simulation. Ajoutez-la à une série avec jusqu'à quatre autres questions sur la même simulation.

1. Biologie : les hétérozygotes (nombre, ± valeur)

Équilibre de Hardy–Weinberg. À verrouiller : p = 0,6, sélection 0, dérive génétique désactivée.

  • Question : « Quel pourcentage de la population est hétérozygote (Aa) ? Donnez un pourcentage. »
  • Réponse : 48, ± 0,5, unité %.
  • Pourquoi ça marche : avec la dérive désactivée, tous les élèves voient la même barre, Aa 48,0 %. Le format est dans la question.
  • Version faible : la même question avec la dérive activée. La valeur varie à chaque génération : des élèves corrects sont notés faux.

2. Géographie : distance sur une carte (nombre, ± %)

Échelle de carte et coordonnées géographiques. À verrouiller : échelle 1:25 000.

  • Question : « Appuyez sur Replacer A, B. Quelle distance sur le terrain AB représente-t-il, en kilomètres ? »
  • Réponse : 2,1, ± 3 %, unité km.
  • Pourquoi ça marche : la simulation affiche 8,5 cm et arrondit la distance réelle à 2,1 km. Les élèves qui calculent trouvent 8,5 × 250 m = 2,125 km. Une marge de 3 % accepte les deux.
  • Version faible : « Quelle est la distance de A à B ? » Certains répondent en centimètres, d'autres en mètres.

3. Physique : un seuil (nombre, intervalle)

Loi de Boyle-Mariotte. À verrouiller : volume initial 3 L, pression initiale 1 atm.

  • Question : « Trouvez un volume pour lequel le manomètre indique plus de 4 atm. Tapez le volume en litres. »
  • Réponse : intervalle, minimum 0,5 (inclus), maximum 0,75 (non inclus), unité L.
  • Pourquoi ça marche : de nombreuses réponses justes, et cela teste la relation inverse. À 0,75 L, le manomètre indique exactement 4,00 atm : 0,75 est donc exclu. Les élèves qui pensent que la pression monte avec le volume tapent un grand volume et sont notés faux.

4. Informatique : plus d'une réponse (nombre, liste de valeurs)

Recherche séquentielle et recherche dichotomique. À verrouiller : 20 éléments, Les deux (comparer), tableau trié.

  • Question : « Cliquez sur une case pour fixer la valeur cherchée, puis appuyez sur Lecture. Donnez une position (1–20) où la recherche séquentielle demande moins de comparaisons que la recherche dichotomique. »
  • Réponse : liste de valeurs 1, 2, 3, 4.
  • Pourquoi ça marche : les valeurs du tableau sont aléatoires, mais le nombre de comparaisons ne dépend que de la position. La recherche dichotomique demande au plus 5 comparaisons pour 20 éléments : la recherche séquentielle ne gagne donc que sur les quatre premières positions.
  • Version faible : « Combien de comparaisons la recherche dichotomique a-t-elle demandées ? » Cela dépend de la valeur cherchée sur laquelle chaque élève a cliqué.

5. Maths : les probabilités de base (prédiction à choix multiple, reposée)

Probabilités conditionnelles et formule de Bayes. À verrouiller : prévalence 1 %, sensibilité 95 %, spécificité 90 %.

Probabilités conditionnelles et formule de Bayes : le test de dépistage
  • Question : « 1 % des gens ont une maladie. Un test a une sensibilité de 95 % et une spécificité de 90 %. Mia est positive. Quelle est la probabilité qu'elle ait la maladie ? »
  • Options : environ 95 % / environ 90 % / environ 50 % / environ 9 %.
  • Réponse : environ 9 %. La simulation affiche 8,76 % : 95 vrais positifs parmi 1 085 tests positifs sur 10 000 personnes.
  • Pourquoi ça marche : chaque distracteur est une erreur connue. 95 % confond la sensibilité avec P(malade | positif), 90 % utilise la spécificité, 50 % c'est « c'est oui ou c'est non ».

6. Physique : des mauvaises réponses qui diagnostiquent (nombre)

Loi d'Ohm – deux résistances en série. À verrouiller : U = 12 V, R1 = 10 Ω, R2 = 20 Ω, affichage des valeurs activé.

  • Question : « Dans les valeurs de départ sous la simulation, changez R2 à 40 Ω. Quelle est la tension aux bornes de R1 ? »
  • Réponse : 2,4, ± 0,05, unité V.
  • Pourquoi ça marche : 4,0 signifie « R1 n'a pas changé, donc sa tension non plus ». 6,0 signifie « la tension se partage à parts égales ». 9,6 signifie que l'élève a lu U2. Chaque erreur a son propre nombre.
  • Explication à ajouter : « L'intensité passe de 0,4 A à 0,24 A, donc U1 = 0,24 × 10 = 2,4 V. »

7. Chimie : nommer (réponse courte, réponses acceptées)

Ions halogénure – identification par AgNO₃. À verrouiller : NaCl.

  • Question : « Testez les quatre solutions. Quel ion halogénure donne un précipité qui se dissout complètement dans un excès d'ammoniac ? Donnez son nom ou son symbole. »
  • Réponses acceptées : *chlorure*, Cl-, Cl⁻, Cl.
  • Pourquoi ça marche : la liste couvre le nom, le symbole tapé et le symbole avec exposant. « Chlore » n'est pas accepté. C'est une vraie erreur : lisez donc ces réponses.
  • Joker faible : *cl* accepte aussi « nucléaire » et « conclusion ». Gardez les jokers autour de mots entiers.

8. Chimie : une prédiction qui surprend (nombre, reposée)

Calorimétrie – enthalpie de neutralisation. À verrouiller : 50 mL de HCl à 1,0 M, 50 mL de NaOH à 1,0 M, pertes thermiques 5 %.

  • Question : « Avec 50 mL de chaque solution, la température monte d'environ 6,4 °C. Prédisez la hausse avec 100 mL de chaque, aux mêmes concentrations. »
  • Réponse : 6,4, ± 0,3, unité °C.
  • Pourquoi ça marche : une prédiction courante est 12,8 °C. Un volume double libère une chaleur double mais a aussi une masse double à réchauffer. Le résultat de départ est dans la question, car la simulation est verrouillée pendant les prédictions.

9. Biologie : s'appuyer sur des preuves (réponse courte, lue à la main)

Bactéries dans les aliments – la zone de danger de température. À verrouiller : Bacillus cereus, 25 °C, 10 heures, réchauffage activé.

  • Question : « Votre cousin dit que le riz laissé dehors toute la nuit est sans danger si on le réchauffe. Répondez en deux phrases et citez un nombre de la simulation. »
  • Réponse modèle : « Après 10 heures à 25 °C, le dénombrement atteint environ 107,9 UFC/g, bien au-dessus du seuil de maladie de 105. Le réchauffage tue les bactéries, mais la toxine déjà produite survit : le riz reste donc dangereux. »
  • Pourquoi ça marche : il faut une affirmation et une preuve, et le contexte est réel. Laissez vides les réponses acceptées et lisez celles-ci vous-même.

10. Physique : à deux niveaux (deux questions à choix multiple)

Force centripète. À verrouiller : m = 0,5 kg, R = 1 m, ω = 3 rad/s, vecteurs affichés.

  • Question A (prédiction, reposée) : « Le fil est coupé. La masse se déplace… » Options : le long de la tangente / droit vers l'extérieur le long du rayon / en spirale vers l'extérieur / en cercle pendant un moment. Réponse : le long de la tangente.
  • Question B : « Pourquoi ? » Options : aucune force vers l'intérieur n'agit : elle garde sa vitesse / une force centrifuge la projette vers l'extérieur / elle garde une quantité de mouvement circulaire. Réponse : aucune force vers l'intérieur n'agit.
  • Pourquoi ça marche : les élèves peuvent deviner la trajectoire ; ils devinent moins bien la raison. Le niveau B sépare les coups de chance de la compréhension.

Pour exploiter les résultats afin d'ajuster votre enseignement, voir l'évaluation formative avec des simulations. Pour d'autres idées de classe, commencez par utiliser les simulations interactives en classe.

Questions fréquentes

Combien de questions un laboratoire virtuel doit-il comporter ?

Une série en contient jusqu'à cinq. Deux ou trois nombres, un choix multiple et une réponse courte forment un bon mélange pour un laboratoire de 30 minutes.

Dois-je autoriser de nouveaux essais ?

Oui, pour les lectures. Un ou deux nouveaux essais renvoient les élèves à la simulation pour mesurer de nouveau. Les nouveaux essais exigent un retour qui indique juste ou faux.

Quelle est la meilleure marge d'erreur pour une question numérique ?

Faites le laboratoire vous-même. Pour les lectures, couvrez le dernier chiffre affiché. Pour les résultats calculés, utilisez 2–5 %. Pour les dénombrements, utilisez 0.

Les réponses courtes peuvent-elles être corrigées automatiquement ?

Oui, si la réponse est un mot ou une courte expression. Ajoutez jusqu'à 10 réponses acceptées. Pour les explications, laissez la liste vide et lisez-les.